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Coup De Gueule d’hier soir, plutôt…

En lisant un article sur le danger des cosmétiques naturels !

D’abord mon avis avant de vous coller le texte en question…

Le nouveau sport de nos régions : raconter n’importe quoi pour “salir” les produits naturels…
Et donc, selon cette dermatologue (donc, déjà, au départ, une toubib formée par Big Pharma pour prescrire des produits chimiques plutôt que des produits naturels), l’huile de lavande pourrait faire pousser des seins si on en utilise “trop” ? Est-ce que cette “experte” en aroma a ne serait-ce qu’une vague idée de la quantité d’huile essentielle qui se trouve dans un pot de cosmétique par rapport à la quantité qu’il faudrait consommer au quotidien pour devoir porter un soutif ???
Retourne prescrire tes médocs chimiques et laisse les professionnels des sciences naturelles faire leur job !

Petites remarques pour le journaleux qui a dégueulé cet article :

  1. TEE TREE, ça ne s’écrit pas comme ça…
  2. Et le greenwashing consiste à présenter comme “vert” (écologique, naturel) quelque chose qui ne l’est pas. Rien à voir avec le fait de fabriquer des produits réellement naturels !

L’article :

Cosmétiques bio, produits de soin à base de plantes, pas de doute le ” greenwashing ” a le vent en poupe. Au rayon des nouveaux venus : une gamme de cosmétiques confectionnés avec des mauvaises herbes !

Des recettes de grand-mère

Dans un laboratoire spécialisé à Spa, on remet au goût du jour des recettes de grand-mère à la demande d’une productrice portugaise. ” Les mauvaises herbes ont été longtemps mises de côté parce qu’elles sont peu glamour, explique Delphine Roberti, chimiste, mais elles possèdent de nombreuses propriétés apaisantes, hydratantes, antioxydantes, cicatrisantes… 

Orties et autres plantains qui vous pourrissent la vie au jardin se retrouvent dans une gamme de produits cosmétiques appelées “ Herbes folles “. Elle comprend aujourd’hui un baume à lèvres, un produit démaquillant et un sérum hydratant. Les produits ” Herbes folles ” ne sont actuellement commercialisés que dans un seul magasin en Belgique, situé à Embourg, près de Liège. La propriétaire, Justine Galler, a un peu hésité avant d’accepter de distribuer ces produits. ” Certes, il y a une forte demande pour les cosmétiques naturels, mais de prime abord, j’ai été un peu rebutée par l’odeur de ces nouveaux produits, nous dit-elle, ça sent vraiment la mauvaise herbe. Mais après quelques jours d’utilisation, j’ai été convaincue. Ma peau est repulpée, mes problèmes de rougeurs ont disparu “.

Mais les orties et autres mauvaises herbes, une fois transformées, elles ont un coût. 16 euros pour le baume à lèvres, 33 euros 50 pour la lotion démaquillante et 37 euros 50 pour le sérum.

Gare aux perturbateurs endocriniens

A ce prix-là, les orties sont-elles vraiment efficaces ? Nous avons posé la question à Françoise Guiot, dermatologue. Disons-le d’emblée, comme beaucoup de ses confrères, Françoise Guiot ne fait pas aveuglément confiance aux plantes. ” Certaines peuvent être très allergènes, explique-t-elle, la nature n’offre pas que des substances inoffensives “. Ce qui l’inquiète le plus, c’est la présence, dans certains de ces produits naturels d’huiles essentielles de lavande et de tee tree. ” ça, dit notre dermatologue, il faut vraiment s’en méfier. Ce sont de puissants perturbateurs endocriniens. Une récente étude américaine a mis en avant des cas de jeunes garçons qui avaient développé de la poitrine après avoir utilisé de l’huile essentielle de lavande. Le problème, poursuit Françoise Guiot, est que si on en abuse, cela vient s’ajouter au cocktail de perturbateurs endocriniens auxquels nous sommes exposés chaque jour. 

Cela dit, un autre scientifique, spécialisé, lui, en pharmacognosie tempère. Selon Michel Frédérich, professeur à l’université de Liège, ces études américaines portent sur très peu des cas. ” De plus, nous dit-il, il faudrait être exposé à des doses très importantes pour que cela devienne problématique “.

Il n’empêche, même avec les produits naturels, il faut toujours rester prudent. Moralité : les cosmétiques à base de plantes, oui, mais avec modération.

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